Assassin’s Creed IV Black Flag : J’ai sorti la grande voile et j’ai glissé sous le vent5 min read

Dernier bébé en date de la licence annuelle d’Ubisoft, Assassin’s Creed IV Blakc Flag est un des plus gros virage opéré sur la série. A l’image de son prédécesseur AC III, on retrouve une volonté d’offrir une expérience type open world au joueur. Cependant, ici on délaisse les paysages sauvages américains pour les mers des Caraïbes. Le bateau était la grosse nouveauté de l’aventure de Connor, cette fois-ci il est la pierre angulaire de celle de son grand père Edward.
Le choix de cette époque est vraiment une réussite de la part des développeurs et des scénaristes. Cet AC IV est un vrai dépaysement et une claque graphique. Personnellement j’ai toujours été fasciné par l’univers de la piraterie (mon pseudo en témoigne) et voguer sur les mers des Tropiques en homme libre de toutes contraintes est un enchantement. On sent que le jeu pousse ma 360 à l’instar de GTA V et nous offre une direction artistique inégalée. Je regrette presque de ne pas avoir de Xbox One pour profiter pleinement des mers déchainées des Caraïbes au bor de mon fier Jackdaw.
Justement le Jackdaw est le centre de cette aventure, qu’il vous faudra améliorer au fil de rapines sur les bâtiments espagnoles ou anglais que l’on croise au gré du vent. Les prises (bois, métal et tissu) permettent d’améliorer la puissance de feu du navire, sa résistance ou sa capacités de stockage. Ceci est primordial pour affronter les plus gros vaisseaux de l’immense carte open world. Chaque navire attaqué peut être abordé et ensuite potentiellement ajouté à une flotte pour des missions sur le globe. A ce sujet la première fois que vous prenez d’assaut un Man o’ War et que vous l’ajouté à votre flotte c’est tout simplement épique. Cela est nécessaire en tout cas pour tenter de se mesurer aux navires légendaires de la carte pour récolter des reales, monnaie du jeu, et vous achetez de nouveaux équipements.
Vous vous retrouverez souvent à affronter navires et tempêtes sur les mers
Mais ce jeu ne se limite pas à des batailles navales (même si elles sont très prenantes), il s’agit surtout d’un Assassin’s Creed avec toutes les specificités du gameplay mais on y reviendra plus tard. La seconde nouveauté est que, « Attention Spoilers ! », Desmond est mort et ce n’est plus via lui que l’on joue ses ancêtres dans l’Animus. Celui-ci s’est sacrifié à la fin du III pour donner un répit à l’humanité en accueillant la conscience de Junon. Mais la question que l’on peut se poser c’est « Qui incarne t-on alors ? » C’est simple, nous sommes nous même notre propre héros, dans une moindre mesure. On incarne un nouvel employé d’Abstergo qui est missionné de revivre les aventures du Capitaine Edward Kenway pour le bien d’un film interactif, du moins en façade…. Ces phases en vue subjective apporte un nouveau visage à l’ennemi templier surtout lorsque les évènements futures vont nous pousser à espionner leurs activités secrètes.
Les Caraïbes sont un cadre des plus idylliques
Justement ces phases d’espionnages sont plus qu’intéressantes car on découvre la génèse du projet animus mais aussi plus de détails sur la personnalité de Desmond qui était très peu mise en avant durant son « épopée ». Malgré tout le scénario manque quelque peu de piquant avouons le et cela représente un certain gachis. Edward Kenway est le personnage le plus charismatique de la série car plus humain dans ses choix de vies, étant un assassin par ses capacités mais non par sa ligne de conduite. Cela dit son histoire en apporte très peu sur la métahistoire de la licence. Il faut ajouter qu’à ce niveau plus on avance dans les jeux moins on semble en comprendre les tenants et les aboutissements ! De même il manque une séquence finale digne de ce nom à cet épisode. 
De toute façon les révélations apparaissent essentiellement en dehors de l’Animus et on est en droit de se poser la question de savoir qui nous incarnerons prochainement. A ce petit jeu, Ubisoft joue avec nous distribuant des indices souvent basées sur les différentes spéculations au sein d’élèments piratés lors des phases subjectives (les échanges de mails entres les responsables marketing d’Abstergo Enternaiment).
Assassin’s Creed oblige, ça dézingue toujours avec classe
Malgré tout, ce jeu est vraiment le meilleur de la série, il est enchanteur de voguer dans les mers des Caraïbes, de suivre les péripéties de ses grands hommes avides de libertés, d’aventures et de richesses. Cependant certaines lacunes propres aux Assassin’s Creed n’ont toujours pas été réglée essentiellement au gameplay : la course libre aussi intuitive qu’énervante par moment, le fait que le système de couverture est toujours à l’amende, à quand la possibilité de se déguiser à la Hitman pour apporter plus de profondeur aux approches… De même on sent quelque peu que le moteur graphique n’est plus vraiment en adéquation avec la nouvelle génération de console. Espérons que le suivant nous offrira une réelle expérience HD digne de ce nom dans l’Histoire.

Monkey D Kito, blogueur de niveau 1

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