Baby Driver – Baby you can drive my car5 min read

Sur les conseils de mon entourage et des critiques positives, j’ai décidé de regarder Baby Driver, un film d’action qui fait la part belle aux grosses cylindrées. Il parait qu’il s’agit d’un des meilleurs films d’action de ces dernières années, les critiques sont-elles vraiment à la hauteur ?

Synopsis : Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.

 

Sweet Child O’ Drive

Disons le tout de suite, ce Baby Driver fait immédiatement pensé à Drive. Il enchaîne les similitudes avec l’extraordinaire film de Nicolas Winding Refn.

 

Le héros est aussi bavard qu’une poignée de porte, pour des raisons diverses et cautionnée par le scénario. Ce dernier est loin d’être des plus poussés, mais le genre ne le demande pas heureusement. Le héros voit sa situation grandement changer pour une femme. Pour finir comme avec son homologue, le film est rythmé par une excellente bande son.

Mais une telle ressemblance est-elle forcément mauvaise ? Non, car le film prend un autre itinéraire que celui de Drive. Baby Driver est à l’image de sa musique : pop, rock et frais. On est très loin de la violence et le silence qui transparaît toujours dans Drive. Et à ce niveau là, on ne peut que saluer la réussite d’Edgar Wright. Le réalisateur qui a aussi été aux manettes d’Ant-Man a vraiment un style entre ses films : à moitié comédie, à moité action.

Baby, I’m gonna drive you

Cette comparaison de côté, le film est honnêtement un très bon divertissement. L’histoire est cool, la bande son est excellente et Ansel Elgort transpire la classe en Baby, conducteur accro à son iPod. Car oui il y a deux stars dans ce film : Ansel Elgort et ses multiples vieux iPod. Cet acteur est un des étoiles montantes du cinéma américain et ce rôle étoffe un peu plus son CV. Extrêmement touchant dans « Nos étoiles contraires », il se rajoute une corde à son arc, prouvant qu’avec sa gueule de poupon, il peut aussi être crédible dans un film d’action !

Le casting à ses côtés réuni du très beau monde avec le génialissime Kevin Spacey et Jamie Foxx. Mention spéciale à Jon Hamm qui a campe le véritable personnage central et crédible du film. La star de Mad Men mériterait un film à la hauteur de son charisme et son talent. Malheureusement les rôles féminins sont quelques peu désuets. Lily James & Eiza Gonzalez ne semblent être que la caution sexy du film. C’est un peu regrettable car, leurs rôles auraient mérité plus d’épaisseur autour de personnages masculins plus étoffés.

He drives me wild

Ce qui est primordial pour un film comme Baby Driver, ce sont les scènes d’action. A ce niveau là, elles sont très réussies et surtout réalistes. Néanmoins, je trouve que l’aspect pilote de Baby ne transpire pas tant que cela. On sent qu’il est doué avec son volant, mais pour revenir à Drive, on ne prend pas la même claque dans les scènes de poursuite par rapport au Wheelman de Ryan Gosling. C’est un peu dommage quand le film tourne autour de la conduite automobile.

Malgré tout, on ne s’ennuie pas une seule minute. Si l’histoire ne casse pas des briques, elle se laisse suivre avec plaisir.

Esthétiquement, le film aurait mérité un meilleur travail au niveau de la photographie. Il a le problème de beaucoup de films américains : il ressemble à un film américain. C’est très propre, courses poursuites sont bien filmées et rythmés mais le tout manque de personnalité. On ne sent pas l’odeur des pneus sur le bitume ou des pots d’échappement… C’est là où le film rate le virage du très bon pour le culte. La réalisation n’est pas aussi rock’n roll que sa bande sonore et cela est vraiment un loupé à ce niveau là.

Contrôle technique : OK

En définitive, ce Baby Driver est un très bon film d’action. Le casting est cool et convaincant, le rythme est bon et on ne s’ennuie pas. Le problème c’est qu’après Drive, arriver à sortir un film aussi proche dans l’esprit est casse gueule. Baby Driver s’en sort avec les honneurs mais il m’a provoqué la mauvaise réaction quand j’ai vu son générique de fin. Au lieu de vouloir crier au génie comme beaucoup, j’ai surtout eu envie de revoir Drive.

Son réel écueil, c’est d’être sorti 6 ans trop tard et de souffrir de la comparaison de son grand frère. Comme dans une famille, si le fils prodigue est l’aîné, les autres même s’ils essaient de faire leur mieux avec brio, souffriront toujours cette aura.

Conclusion : Regardez Baby Driver, Regardez Drive et faites votre choix ! Et surtout n’hésitez pas à m’en faire part en commentaires 🙂

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