Bioshock Infinite : J’ai pu jouer aux premières séquences du jeu !15 min read

Ce mardi 5 mars 2013, j’ai eu la chance d’aller à la soirée presse du jeu Bioshock Infinite. Une immense chance que je dois à MONSIEUR Mojo du site GamersMagFrance qui m’a donné son invitation vu qu’il ne pouvait pas s’y rendre ! Je vous invite à visiter son site parce qu’il mérite à être connu : http://gamersmagfrance.fr/

Direction donc l’hôtel Royal Monceau après ma journée de boulot pour découvrir le monde professionnel du jeu vidéo. Oui carrément le Royal Monceau, chez 2K Interactive on ne rigole pas ! Pénétrant dans ce somptueux hotel, je suis agréablement reçu par le staff de l’évènement qui m’oriente vers une petite salle de cinéma pour le début de la soirée.

Ce genre de déco rendrait plutôt bien chez moi !

La salle de cinéma agrémentée de confortable fauteuil en cuir arbore un artwork du jeu avec les deux héros Booker DeWitt, que l’on incarnera, et Elisabeth, sa “mission”. On commence par nous dévoiler un trailer hyper accrocheur qui nous fait trépigner d’impatience. Le moment classe arrive lorsque Ken Levine, Directeur artistique du jeu, monte sur scène pour nous parler du travail de l’équipe de développement sur l’histoire racontée dans Bioshock. Le tout en anglais bien sur mais heureusement que le mien est suffisamment étoffé pour comprendre l’essence de son propos (merci les séries US en VOSTFR !). La volonté d’Irrational Games est de créer une véritable relation entre les deux protagonistes avec l’idée de multitudes d’interactions avec Elisabeth. Pour rappel contrairement aux épisodes se déroulant dans Rapture, de nombreuses phases de gameplay se feront sur la complémentarité entre les capacités de Booker et la jeune femme. On aura ensuite droit à une démo vidéo sur leur première rencontre, avec à la clef une séquence très impressionnante. Il semblerait qu’Irrational Games veuille proposer une mise en scène plus “spectacle” contrairement aux deux précédents volets.

Un dernier trailer axé sur le personnage d’Elisabeth et nous sommes conviés à nous rendre dans un salon aménagé d’ordi pour tester les premières séquences du jeu, le tout accompagné d’un excellent buffet (le prestige du Royal Monceau oblige !). Après avoir patienté presque 1h en discutant un peu, je m’installe enfin à une borne. Etant un joueur avant tout console, je saisis donc le pad Xbox et lance une partie. Malheureusement nous n’avons pas eu le droit de filmer ou prendre des photos des phases de jeu, vous devrez donc juste vous contenter de mes impressions agrémentées des images tirées sur site officiel.

On se retrouve donc dans une barque en pleine mer avec deux personnes qui nous conduisent au pied d’un phare (tiens donc… ne s’agirait-il pas de l’entrée de la future Rapture ?? nous sommes en 1912 je vous rappelle). On me remet un coffret contenant une photo d’Elisabeth demandant de la ramener à New York et un pistolet. Après avoir gravi les marches du phare pour se retrouver devant un sas fermé par des cloches faisant office de clef. Pas d’énigme vu qu’automatiquement Booker sort un papier avec la combinaison. On s’installe dans un fauteuil et la petite fusée décolle pour le firmament de Columbia avec la perte regrettable de l’arme de poing.
Après un aperçu assez bref de cette cité au premier abord paisible et d’une immense affiche à la gloire du Père Comstock, la fusée se retrouve comme déposée dans un ascenseur qui dévoile au fur et à mesure que l’on descend les étages des versets religieux quelque peu troublant !
Sorti de notre engin propulsé, on se retrouve au sein d’un bâtiment ressemblant à une église, les PNJ portant des toges blanches et nous prodiguant des conseils et propos loin d’être agnostiques ! Arpentant des canaux d’eau faisant office de chemin, on finit par rejoindre une foule autour d’un prédicateur qui nous invite à le rejoindre pour se faire baptiser. N’espérez pas y échapper, c’est le seul moyen de rejoindre la cité. La scène du baptème devient rapidement malsaine car le prédicateur semble prendre du plaisir à vous noyer… Bienvenue dans Bioshock !

Y’a de sérieux problèmes d’humidité dans cette chapelle…

Après un bref flashback se déroulant dans le bureau de Booker, détective privé, on a droit à une vision de New York sous ce qu’il semblerait être le bombardement d’un dirigeable… Très intriguant ! On se réveille enfin dans Columbia. Après avoir croisé un certains nombres de croyant priant à voix haute on pénètre dans le cœur de la cité. Premier choc par rapport aux précédents volets, personne ne nous attaque et la population ne semble pas avoir subi de mutations génétiques fâcheuses. Cela permet d’apprécier la beauté des environnements très dynamiques avec l’effet de flottaison des bâtiments posés sur des sortes d’ilots volants. Il y a aussi beaucoup de vie autour de nous, les gens discutent, des enfants jouent, on peut saisir à la volée des bribes de conversations. Un vrai régal et surtout l’annonce du calme avant la tempête ! Un gamin nous remet alors un télégramme signé “Lutèce” nous demandant surtout de ne pas tirer le numéro 77, cette ville semble de plus en plus intriguante. Durant une petite visite des lieux, des sortes de diaporamas nous dévoilent un peu plus l’histoire de la cité et de sa religion. Il est beaucoup fait mention de l’agneau et du faux berger représenté par la faucheuse et bien sur de la glorification du Père Comstock, le Prophère de Columbia. Encore un mégalo au sein d’une ville construite autour de sa petite personne. Les personnes portant la marque A.D. sur la main sont considérées tel quel ici et ne sont pas très bien vues !

On finit par nous inviter à rejoindre la grande kermesse de la ville, mais sans ticket d’entrée cela risque d’être difficile. C’est alors que l’on fait notre première rencontre avec les toniques, remplaçant nominal des fameux plasmides de Rapture. Après avoir ingurgité le tonique de possession qui nous permet de prendre contrôle des machines, on peut alors pirater le guichet d’entrée afin de pénétrer dans la kermesse. Un couple nous acceuille en demandant de tirer à pile ou face (l’homme portant un tableau noir avec la colonne de “face” uniquement remplie, DeWitt choisit face, et réussi son lancer, entrainant une réaction quelque peu blasée du dit couple….  Bizarre…
Après avoir visité un certain nombre de stand dont un tir à la carabine plutôt sympa, on se retrouve devant la grande tombola de la ville, une femme nous invite à tirer un numéro pour essayer de gagner le gros lot. Bien sur, Booker avec la veine qui semble le caractériser retirera le 77 et sera ensuite désigné gagnant par le maitre de cérémonie. On nous dévoile donc le cadeau : un homme blanc et une femme d’origine africaine enchaînés, “coupables” d’avoir eu une relation… L’animateur nous demande donc de lancer la balle tirée au sort sur les pauvres tourtereaux. Premier choix moral alors : soit vous lapidez le couple, soit vous choisissez de punir le maitre de cérémonie raciste. Choisissant la seconde option je n’ai pas l’occasion de voir son effet car au moment où Booker s’apprête à lancer sa balle, un policier m’arrête car il porte la marque du faux-berger sur la main droite (chose aperçue plus tôt en croisant une affiche la mentionnant ce qui provoquera un étonnement de la part du héros). Ces flics équipés d’une sorte de bras mécanique permettant d’utiliser le système de rail pour se déplacer vont vouloir faire passer la cervelle du héros à la moulinette… Une petite QTE et hop le premier police se retrouve le crâne défoncé et après un petit corps à corps, on se retrouve avec la dite machine.

C’est alors que commence l’action ! On commence d’abord par enchainer les corps à corps avec les policiers jusqu’à récupérer un pistolet. Les gunfights sont nerveux et les ennemis n’hésitent pas à nous attaquer de toute part, c’est plaisant de voir une IA très agressive et que ne se limite pas à nous foncer dessus pour prendre ses balles. Après avoir passé les premières échauffourées, on se retrouve face à un ennemi utilisant un tonique de flamme, l’éliminer n’est pas difficile mais il faut faire attention à ses grenades enflammées qui sont loin de faire du bien ! Après sa mort, celui-ci nous lâche alors son tonique, la bouteille ornée d’un petit diable rouge augure quelque chose d’assez jouissif. Et là un des premiers chocs du jeu, la séquence d’animation de l’effet du tonique est magnifiquement malsaine. On voit les mains de Booker s’enflammer et sa peau ainsi que sa chair bruler jusqu’à faire apparaitre les os de ses phalanges, le tout ensuite disparaissant et les mains retrouvant leur état normal… Excellent ! Bien sur ces petits toniques nous donne comme d’habitude lieu à une petite explication digne des vieux films éducatifs américains… La touche Bioshock.

Toute la poésie de Bioshock Infinite en une image

Le reste est plus conventionnel, on avance pour se frayer un chemin jusqu’au lieu de captivité d’Elisabeth, on enchaine des séquences de gunfights, avec un passage obligé où l’on rencontrera de nouveau le couple du pile ou face qui nous offrira un apéritif qui fait en fait office de bouclier (ces deux personnages semblent vouloir nous aider dans notre quête, intéressant…), jusqu’à pénétrer dans un manoir où une sorte de confrérie adoratrice du corbeau s’adonne à une cérémonie. Après avoir éliminé les sbires, on se retrouve face au “grand maitre” lors d’un petit combat mano à mano. Pour le battre il faut simplement utiliser le pouvoir acquis précédemment. En effet les toniques ont souvent deux effets : le premier permet de lancer directement sur l’ennemi des grenades enflammées, cependant maintenir la touche enfoncée offre la possibilité de poser des pièges. Une excellente idée qui permet de diversifier les approches. Le prêtre mort, il nous laisse un nouveau tonique, permettant de lacher des corbeaux qui s’en vont dévorer la chair de vos ennemis… Pour l’instant mon tonique favori !

Après une utilisation du système de déplacement par les rails aériens vraiment fun, la sensation de vitesse lors des descentes vertigineuses offre l’impression d’être dans des montagnes russes qui ridiculiseraient les meilleures attractions de Disneyland ! On atteindra une station, qui nous offrira  notre première rencontre avec le Père Comstock à travers une projection sur un écran. Celui-ci sait pertinemment la raison de notre présence et veut nous empêcher de lui prendre son “agneau”… Durant ce dialogue, ses sbires se prosterne devant son image et ne nous attaquent plus, rappelons qu’il se fait appeler le Prophète et semble avoir bien lavé le cerveau de ses ouailles ! Après la destruction d’un immense dirigeable par une “sœur pas très net”, on se retrouvera à se jeter dans le vide pour atteindre les rails qui nous mettent à notre destination.

On pénètre alors dans la prison d’Elisabeth. Ce grand bâtiment étant à l’image d’un ange féminin, cela laisse imaginer le caractère spécial de la jeune femme. Au fur et à mesure que l’on avance dans le bâtiment, un grand nombre de panneau nous demande de ne pas parler, toucher et intéragir avec le “specimen”… Mais qu’a donc cette femme de si spécial ?? Au fur et à mesure de notre ascencion, on découvre que celle-ci est observée depuis son plus jeune age, et est soumise à toutes sortes d’expérimentations intellectuelles. Lorsque que l’on pénètre dans les dernières salles, on découvre que toutes les pièces de son “appartement” sont équipées de glaces sans teint qui permet aux personnes de l’observer à son insu, de même un système de localisation nous informe dans quelle pièce la jeune demoiselle se trouve. Arrivant dans son salon, on la découvre rêvassant devant une image de la tour Eiffel, jusqu’à qu’elle fasse apparaître une sorte de portail dimensionnel qui représente Paris en 1983 (La date est facile à trouver car un cinéma projette “Le retour du Jedi”), portail qu’elle fermera rapidement à bout de force… Oui elle n’est pas comme les autres ! La suivant alors qu’elle se rend dans une bibliothèque on rejoint la pièce du dessus via une rampe extérieur du monument.

C’est alors qu’un script apparait et une chute en traversant une plateforme peu solide nous fait tomber à ses pieds. La première réaction d’Elisabeth sera de nous attaquer en nous lançant des bouquins jusqu’à qu’elle se rende compte que nous sommes bien réel. Booker lui annonce qu’il vient la délivrer, c’est alors qu’Elisabeth est appelée par une voix provenant d’une statue. On décide alors de prendre la poudre d’escampette lorsque notre cher détective lui présente la clef de sa cellule. C’est alors que le fameux “Song Bird” fait son apparition. Cet énorme oiseau mécanique semble être le pendant du Big Daddy pour les petites sœurs. Il nous poursuit pendant notre évasion avec la jeune captive, démolissant au fur et à mesure les structures de la tour de la belle. Cette tentative d’évasion nous obligera à nous jeter sur les rails à proximité pour échapper au goelier jusqu’à une chute libre suite à la démolition de notre moyen de transport. On finit par tomber en pleine mer avec l’oiseau de malheur essayant de nous attraper sous les décombres entrainés par le fond. Son oeil jaune se mettant à céder sous la pression de l’eau… Et la séquence de jeu s’arrête la dessus !

Je te conseille ce bouquin, il m’a littéralement foutu une claque !

Dès les premières secondes de jeu, on peut apprécier le travail de l’équipe de développement du jeu. Tout d’abord, le son est entièrement généré dans l’espace. Pour être clair, lorsque vous tournez la tête, le son sera transposé vers l’oreille gauche ou droite en fonction de sa provenance. Le jeu au casque apparait presque comme très fortement conseillé pour apprécier pleinement la bande sonore ! La qualité des doublages est toujours de très bonne facture et, petite révolution, votre héros s’exprime enfin (la voix française presque aussi bonne que l’orignal faite par Troy Baker, acteur habitué à ce genre d’exercice).

Visuellement le travail artistique est bluffant. On connaissait la beauté inquiétant de Rapture où l’océan semblait vouloir reprendre son bien, Columbia offre des paysages bien différents ! Après tout passer d’une cité souterraine à une ville volante est quelque peu dépaysant mais loin d’être désagréable ! Les décors extérieurs sont lumineux et il se dégage un mélange de couleur vraiment très appréciables. Le design des personnages rappelle aussi un peu celui de Fable tout en ayant sa personnalité propre. Par contre, le jeu étant sur PC, le rendu graphique ne sera surement par du même acabit sur Xbox ou PS3 en raison du hardware vieillissant. Cependant la qualité devrait être au rendez-vous vu la beauté de Rapture sur console !

Niveau gameplay, rien de bien nouveau, le système d’armes et toniques assignés aux gachettes reste le même, avec la possibilité de passer en mode visée en appuyant sur le stick droit. Mais il faut avouer que Bioshock est un jeu où les gunfights sont si violents et dynamiques qu’il y a plus intérêt à tirer au jugé que de prendre le temps de viser. Par contre le système de déplacement via le bras mécanique offre une réelle diversité, et propose un gameplay plus vertical avec des approches aériennes qui peuvent s’avérer aussi mortelles que jouissives !

L’aspect le plus important d’un Bioshock c’est indéniablement son scénario. Toucher aux premières minutes de jeu ne permettent pas réellement de se faire un avis dessus, il faut dire que l’on connait le goût d’Irrational Games pour les coups de théâtres et les dénouements inattendus ! Il faut malgré tout avouer que l’univers accroche vraiment très rapidement et que l’on meurt d’envie de découvrir la suite de cette histoire. Le personnage d’Elisabeth intrigue vraiment, nous poussant à vouloir découvrir les raisons de sa particularité. En plus Booker dégage très rapidement un immense charisme qui amène un énorme plaisir à le contrôler mais aussi à découvrir son passé assez trouble. Avouons qu’incarner un personnage ayant une véritable histoire derrière lui et interagissant avec cet environnement si particulier rend l’immersion bien plus profonde.

Pouvoir découvrir en avant-première un tel jeu est une expérience réellement exceptionnelle. Grand fan des deux premiers opus, j’attendais ce nouvelle épisode avec impatience. Pour être honnête, je suis plus qu’emballé sur l’aventure qui va, très bientôt, nous être offerte. Passer des fonds marins envoûtants de Rapture à la fausse tranquilité de Columbia n’était pas une chose aisée et cela est fait avec brio. Le scénario semble tenir les promesses d’une telle licence, nous réservant en plus des mises en scènes impressionnantes couplé à une direction artistique de haute volée ! Pour résumer cela en une seule phrase : je crois que nous tenons sûrement le meilleur jeu de l’année 2013 !

Monkey D Kito, blogueur de niveau 1

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux, ça ne prend pas beaucoup de temps et ça m’aidera beaucoup à faire vivre ce site. Et dans le meilleur des cas, un petit commentaire est toujours le bienvenu ^^
 

Si vous avez aimé cet article, n'hésitez pas à le partager ! Merci 🙂