Call of Duty Black Ops 2 : Et si on parlait du solo pour une fois ?4 min read

On ne présente plus Call of Duty. Licence multimillionnaire, fer de lance du FPS édité par le géant américain Activision et maintenant référence du jeu en ligne compétitif. Bref le plus gros blockbuster du jeux vidéo !

Joueur assez assidu de cette licence depuis MW2 (je précise cependant que je suis un grand fan du tout premier Call of’ sur pc : un des meilleurs épisodes de la licence à mes yeux), j’ai été quelque peu déçu de l’orientation online à outrance d’Activision, négligeant de plus en plus la qualité du solo qui compensait ses faiblesses narratives par du spectacle à outrance. Soyons franc, pour le peu de joueurs qui se sont essayés à la campagne du précédent volet, avouons que cela ressemblait à du grand n’importe quoi où les américains sont les sauveurs du monde… Bref un bon nanard téléfilmesque digne du dimanche après midi chez TF6 !

Treyarch, le successeur d’Infinity Ward avait réussi à surprendre son monde en proposant un Black Ops très réussi au niveau de son histoire. Prenant place au sein de la gare du vietnam et offrant une véritable narration digne de l’inspiration cinématographique qu’a hérité la licence. Au lieu de nous offrir une débauche d’explosions (moche certes mais qui font leur petit effet) et tout le folklore de la guerre du 7ème art, on nous offrait une histoire plus “personnelle” qui orientait la trame vers un thriller plutôt bien amené. Il s’agissait après tout du tout premier Call of Duty avec une véritable histoire, et il fallu qu’un studio tiers se penche dessus pour offrir une telle “révolution”…

Ce genre de plan qui montre l’ambition cinématographique de la narration

Lorsque MW3 était une apologie de la suprématie militaire américaine rehaussée par son lot d’explosions et de destructions (scriptées) que ne renierait pas Michael Bay ; Black Ops 2 prendrait presque l’orientation de l’introspection. Malgré un contexte de guerre internationale pour apporter son lot de spectacle, le trame s’oriente essentiellement sur le conflit entre deux hommes : David Mason et Raul Menendez.

Menendez, grand méchant loup de cet épisode, est un terroriste international qui essaie de déclencher une guerre mondiale en les puissances mondiales en contrôlant l’arsenal militaire automatisé des forces américaines. Mais derrière ce désir de chaos, il agit simplement pour venger la mort de sa soeur Josefina tuée par une grenade lors de la tentative de capture de celui-ci par les agents Alex Mason et Franck Woods (personnages déja présents dans le premier volet, Mason étant le héros du jeu). Cette vengeance se perpétuera sur David, le fils d’Alex lui aussi soldat, à la tête de l’équipe qui enquête sur les activités de Menendez et de son groupe terroriste Corpus Dei. Un véritable jeu de chat et la souris aura lieu entre les deux qui nous mènera à comprendre les circonstances mystèrieuses de la mort d’Alex Mason.

Ce face à face est vraiment plus qu’intéressant, déjà parce que l’on sort des sentiers battus pour un jeu de ce genre, mais aussi pour le charisme apporté aux personnages.Mention spéciale à celui de Raul Menendez qui me rappelle étonnamment Javier Bardem dans Skyfall. L’effet est accentué par la scène du porte-avion qui semblerait presque être un immense clin d’oeil au film ! David Mason est lui aussi intéressant, alors que son père nous intriguait à cause de sa double personnalité due à son lavage de cerveau, Mason est mué par son sens du devoir mais aussi par sa soif de vengeance. Le tout nous offre donc une confrontation vraiment très appréciable dans laquelle, on se plairait presque à souhaiter la victoire de notre ennemi vu la classe qu’il dégage… C’est le danger de créer un personnage aussi emblématique, il risque souvent de supplanter celui que vous incarnez.

Le petit plus du scénario, c’est qu’il intègre plusieurs fins qui sont orientées en fonction des différents choix moraux que vous pouvez faire. Call of Duty qui va puiser chez Bioshock, on aura tout vu !

En tout cas Treyarch prouver qu’il maitre avec un certain brio la narration de son jeu qui pourtant au fil des années était devenus la brebis galeuse de la licence (combien de joueurs de Call of prennent le temps de réellement faire la campagne ?). C’est une excellente chose car cela va forcer Infinity Ward a rehausser le niveau alors que le studio est à l’origine du succès ! Par contre on pourra plus facilement déplorer certaines choses sur le mode “principal” du jeu mais ça c’est une autre histoire…

Monkey D Kito, blogueur de niveau 1

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux, ça ne prend pas beaucoup de temps et ça m’aidera beaucoup à faire vivre ce site. Et dans le meilleur des cas, un petit commentaire est toujours le bienvenu ^^

Si vous avez aimé cet article, n'hésitez pas à le partager ! Merci 🙂