Far Cry 3 : Coup de folie7 min read

Assassin’s Creed 3 (et la déception de sa fin bien terne) terminé, il me fallait une nouvelle histoire à découvrir pour agrémenter mon expérience vidéoludique. Quitte à prendre un jeu, autant choisir celui qui a été désigné comme “meilleur jeu 2012” par beaucoup de Youtubers et/ou journalistes : Far Cry 3.

J’ai donc commandé directement sur le shop d’Ubisoft mon petit voyage pour la folie. Première chose à savoir, actuellement l’édition Insane du jeu, faisant office de “collector” est à seulement 55€ pour un jeu avec un figurine, les DLC assignés et un petit guide de survie bien sympa ! Chez Micromania c’est au minimum le prix de l’occasion (sans compte le passeport Uplay pour profiter des joies du multi)…

Far Cry c’est avant tout une licence majeure de l’éditeur français, le premier était quant à lui une sorte de petite révolution du FPS en proposant un mélange d’action et d’infiltration au sein d’un décor paradisiaque tout en offrant une grande liberté d’action. Le second volet a été par contre un joli loupé avec un respawn bien énervant d’ennemis dans les zones nettoyées et l’introduction de la malaria qui a pollué le plaisir de jeu… En tout cas c’est l’avis des joueurs, pour ma part c’est avec le troisième épisode que j’ai découvert réellement la série.

Le jeu lancé, on est projeté violemment dans l’histoire. Pas de petite vidéo d’introduction, non on doit direct s’échappé de nos ravisseurs en compagnie de notre frère, militaire de service, après une belle tirade de Vaas, le fameux méchant du jeu. La tentative de fuite finira avec le décès du grand frère assimilé à un QTE où l’on doit maintenir une touche pour empêcher le sang de couler pendant que Vaas nous donne une avance pour fuir avant qu’il lâche ses pirates. On est clairement face à du grand art, rarement j’ai été autant captivé dès les premières minutes d’un jeu. La mise en scène est calibré cinéma grand spectacle et ça marche du tonnerre ! La pression que subit votre personnage ferait presque office de catharsis, d’évacuation de la peur via votre héros.

Et la narration est vraiment de haute volée, non pas par son originalité, mais plutôt par le charisme des protagonistes. Il est des plus intéressant de suivre le chemin initiatique qu’emprunte le héros Jason Brody dans la découverte de sa vraie nature. Et cela se dévoile au fur et à mesure de l’avancée du scénario. Mais Far Cry 3 ne serait pas Far Cry 3 sans le personnage de Vaas. On le sait tout bon héros se doit d’avoir un némésis de haute volée, et Vaas en est indéniablement un ! Sa folie meurtrière, son comportement limite amicale alors qu’il est en train de te menacer lui confère un charisme hors norme. Il faut savoir en plus que Michael Mando, le comédien qui a prêté ses traits ainsi que sa voix au personnage, est québécois. Par conséquent il double lui même la version, ce qui explique la qualité de celle-ci. Cependant le peu de visuel que l’on ai du héros Jason Brody est une bonne chose, car je le trouve personnellement limite insipide face à son némésis. Heureusement qu’il s’agit d’un FPS pour le coup !

Autre aspect du jeu qui met une belle petit gifle, les graphismes. Alors certes le jeu sur console met en valeur les limitations de la génération actuelle. On a droit à notre lot de clipping, d’aliasing et de textures un peu dégueulasses… Sauf qu’en contrepartie de ce que l’on pourrait qualifier de détails, on a droit à un map en open world sans aucun chargement, très fluide mais surtout de toute beauté. Il s’agit d’un véritable bonheur pour nos mirettes. L’ile paradisiaque de Rook Island propose des images de cartes postales sublimes. Sachant que celle-ci abrite des petits temples asiatiques ou des complexes datant surement de la seconde guerre mondiale, on a droit une véritable diversité. Cependant mon véritable coup de coeur provient des temples chinois souterrains que l’on visite lors de la quête de Lin Cong, c’est là qu’on apprécie pleinement du travail de la direction artistique.

Pour ce qui est du gameplay, le jeu n’invente pas grand chose, il s’agit d’un bon FPS, doté d’un aspect stratégie avec 3 arbres de compétences qui vous permettent d’améliorer respectivement l’aspect furtivité, jeux bourrin ou à distance. Sachez que vous n’avez pas de concession à faire et que l’intérêt est de tout débloquer pour profiter pleinement des phases d’actions du jeu. La progression offre aussi des phases de gameplay à la Mirror’s Edge, vous obligeant à grimper sur des tours radios afin de révéler la map aux alentours. Oui ça rappelle assez une dynamique propre à Assassin’s Creed et après tout Ubi ne va pas renier son ADN ! A ce niveau là, la version console souffre de petits soucis en termes d’action contextuelles. En effet, le jeu est quelque fois un peu “chafouin” face aux élèments du décors intégrer et vous devez quelques fois vous y prendre à plusieurs reprises pour pouvoir grimper à un cordage ou sinon simplement fouiller un ennemi… Rien de bien méchant mais cela devient un peu fatiguant à force.

Petit aspect en vogue dans le jeu vidéo, le crafting. La richesse de Rook Island se retrouve aussi dans sa faune et flore et vous oblige à faire de la cueillette ou bien chasser pour vous soigner ou améliorer vos équipements. Cela vous oblige donc pour le deuxième aspect de partir dans des zones de chasses afin d’obtenir des peaux de vos gibiers qui permettront d’augmenter le nombre de vos armes équipées ou bien votre stock de munitions par exemple. De nouveau une dynamique de gameplay propre à Assassin’s Creed III, le tout ponctué de missions spéciales vous permettant d’obtenir le dernier de vos équipements. Une bonne idée pour agrémenter l’expérience solo.

Et bien sur qui dit FPS, dit armes. Le jeu fait dans le conventionnel et ne vous attendez pas à retrouver des armes inédites, il ne s’agit pas du dernier Halo ! Cependant mon coup de coeur est indéniablement l’arc. Il est plus que jouissif d’attaquer les camps ennemis avec celui-ci tout en se la jouant infiltration. Intelligence du jeu en prime, vous récupérez automatiquement vos flêches sur les corps de vos victimes ! Certaines armes sont plus axées fun comme le lance-flamme qui vous offrira une séquence de gameplay assez jouissif durant laquelle vous entendrez Jason exulter pendant qu’il crame des plantations de cannabis (avec un petit trip jamaïcain associé) et les pirates qui vont avec !

Pour finir, toute grosse licence se doit maintenant de proposer une expérience en multijoueur depuis l’avènement de la série Call of Duty. Far Cry 3 ne déroge pas à la règle. Nous avons donc droit à un mode en ligne plutôt sympa bien qu’assez conventionnel. Par contre le mode coopération à 4 en local ou en ligne propose une petite histoire annexe se déroulant avant l’aventure solo. Ce qui rajoute en définitive un petit plus. Cependant il faut noter que ce mode n’est pas ouvert et propose de visiter plusieurs parties de l’ile sous forme de niveaux distincts, pas désagréable en soi en tout cas !

Je vous met mon intervention dans l’émission Franck Connection à ce propos en complément.

En conclusion, la plupart des personnes ayant posés leurs mains sur ce jeu ont raison : c’est une bombe. Il s’agit d’une “masterpiece” (encore) signé par Ubisoft. Le jeu est à la fois somptueux et propose une véritable expérience solo pour un genre qui semblait uniquement s’évertuer à proposer du multijoueur (sauf quelques résistants comme Bioshock par exemple). Et même ce dit multijoueur est loin d’être désagréable bien qu’il n’offre pas toutes la substantifique moelle de l’aventure. Pour finir, un jeu de cette qualité en édition “collector” à 55,99€, ça ne se refuse pas !

Monkey D Kito, blogueur de niveau 1

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