Homeland : Fear of the nation3 min read

C’est la série événement de l’année 2012 et rien qu’en voyant le speech on comprend pourquoi. Depuis les événements tragiques du 11 septembre et les différentes guerres au moyen-orient initiées par les USA, c’est la première fois qu’on nous livre une autre vision du terrorisme.

Et là où les scénaristes font fort c’est qu’ils ont réussi à offrir une histoire au public digne de la plus grande hantise de toute cette nation. Imaginez qu’un soldat américain, otage d’Al Qaida pendant 8 ans, soit libéré et puisse être terroriste alors que tout le pays le voit en tant qu’héros. Sauf bien sur un agent de la CIA qui est persuadée qu’il est un traitre.

Ce qui est vraiment très intéressant au fur et à mesure des épisodes c’est qu’il règne une constante interrogation et une tension concernant le sergent Nicholas Brody et sa possible tentative d’attentat contre sa patrie. La réalisation agrémentée de flashbacks nous montre comment le soldat a pu changer de camp mais rien n’est montré de manière claire.
De l’autre côté, l’agent Carrie Matheson, qui le soupçonne d’avoir été “retourné”, souffre de son côté de cyclothymie. Cela joue énormément sur la tension car on se demande souvent si elle ne fait pas une fixation et si sa santé mentale influe son jugement.

Le tout mène à un chassé-croisé entre les deux protagonistes qui joue au chat à la souris, un peu comme Raito et L dans Death Note. Sauf que dans la série, on assiste plutôt à un jeu de séduction aussi dangereux pour Brody que pour Matheson. Les deux s’orientent vers une relation à tendance destructrice autant pour la carrière et la crédibilité de Matheson qui semble vouloir utiliser ce lien pour coincer le soldat. Brody lui semble être celui qui n’a rien à perdre sauf sa potentielle tentative d’attentat. Quoiqu’il arrive on a constamment le sentiment qu’il mène la danse avec un côté très calculateur.

Pour encore plus englué le spectateur dans un tourbillon de questionnement, on suit en parallèle l’enquête de la CIA sur des suspects, soupçonnés d’être proche d’Abu Nazir (le Ben Laden d’Al Qaida depuis la mort de celui-ci) et donc impliqués dans un possible attentat. Ce qui est vraiment prenant c’est que l’on voit l’acharnement de l’agent Matheson à vouloir y relier Brody alors que même pour nous, rien ne semble particulièrement les lier ! Cette sorte de psychose, de tension palpable, ces mensonges, sont là pour nous perturber, fort heureusement. A la longue on ne saurait pas vraiment se faire un avis sur chaque personnages intervenants, mais cela à l’avantage de préserver le suspense.

La formule, risquée au premier abord, fait mouche et le succès est en tout cas au rendez-vous aussi bien pour le public que la critique. Showtime, la chaine américaine qui diffuse la série, a programmé deux saisons supplémentaires. Chose qui m’étonne car à la moitié de la saison 1 mais aussi vu le speech original, il me parait assez étonnant de trouver une ouverture à un tel scénario. Espérons que la série ne fasse pas son Prison Break et que sa fraîcheur ne s’étiole en raison de la saison de trop.

Monkey D Kito, blogueur de niveau 1

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