Le nanard du mois : Mega Shark VS Giant Octopus7 min read

Mes chers amis cinéphiles, aujourd’hui est le début d’une chronique régulière qui à l’instar de celle sur Assassin’s Creed 3 sera, je l’espère, l’évènement à ne pas manquer de ce blog.

Tous les mois je m’engage à regarder en entier un bon gros nanard cinématogra-shit et vous en faire un article pour vous donner envie de partager une expérience hors du commun (et gerbatoire) dans votre salon. Car après tout si vous aimez les sensations fortes, vous allez être servis rien qu’en voyant les horreurs de ce que l’esprit humain peut pondre dans ses heures les plus sombres (et alcoolisées ou droguées, je pense…).
Rien que d’y penser faut avoir bien cuvé !
Inaugurons alors cette rubrique avec un grand film de science-fiction/horreur produit en 2008 par nos amis américain : Mega Shark VS Giant Octopus, littéralement Mega Requin contre la Pieuvre Géante… Une ode en soi au monde sous marin !
L’histoire est celle d’une scientifique spécialisée dans le monde marin (on ne sait même pas ce qu’elle est réellement mis à part qu’elle est la Brigitte Bardot des gros poissons) qui assiste au réveil d’un Megalodon, requin géant de la préhistoire, et d’une pieuvre géante tout deux piégé dans la calotte glacière alors qu’ils menaient un combat il y a de cela des millions d’années. Bon admettons… après tout Spielberg nous a bien fait croire qu’on pouvait redonner vie aux dinosaures à l’aide de sang de moustiques préhistoriques et d’ADN de grenouilles ! Sauf qu’avec lui ça marche 😉
En tout cas vous l’aurez compris, rien qu’avec son synopsis, son titre et surtout sa jaquette, le film nous annonce la couleur.

Mais qu’en est-il des différents “acteurs” de cette daube subaquatique ?

Alors que dire ? Entre une Déborah Gibson ancienne star de la pop américaine reconvertie (malgré nous) en “comédienne” pour film de non-auteur qui arrive à égaler Catherine Deneuve dans sa multitude d’expressions faciales et le reste des protagonistes à l’écran, on voit tout de suite que le navire part à la dérive ! Surtout qu’un gros souci du jeu des “figurants à textes” est qu’on a l’impression de regarder un certain registre de film… mais j’y reviendrais plus tard.

Voici tout l’étendue de la palette de jeu d’actrice de Déborah Gibson…

Cependant un homme est là pour sauver cette production. “Il était flic et il faisait du bon travail. Mais il avait commis le crime le plus grave, en témoignant contre d’autres flics qui avaient mal tourné. Ces flics avaient tenté de l’éliminer, mais c’est la femme qu’il aimait qui avait été touchée. Accusé à tort de meurtre, il rôdait maintenant du côté du Dakota. Un hors-la-loi poursuivant les hors-la-loi, un chasseur de prime, un renégat.”
Le seul, l’unique : Lorenzo Lamas Fidèle à lui même et à sa queue de cheval légendaire (n’y voyez aucune réflexion sexuelle) Lorenzo nous joue un gros dur du gouvernement en costard tout noir qui donne des ordres et ne sert pas à grand chose d’autres. Mais comme c’est Lorenzo et sans son ami Bobby Sixkiller il est perdu, on l’excuse direct.

Avec le grand Lorenzo Lamas dans un rôle de composition

Mais pourquoi ce navet est-il culte dans ce grand jardin qu’est le cinéma ?

Déjà parce qu’il est tellement bourré de clichés que Kodak aurait pu sauver sa peau s’il s’en était inspiré !

Les scientifiques impliqués dans la découverte sont directement arrêté par des forces militaires gouvernementales dès qu’ils découvrent quelque chose mais avant que dalle…, les fameux militaires pour se donner un quelconque côté un peu “bad guy” ont tous la paire de lunettes de soleil de bling bling d’Affleflou, et j’en passe. Mais le must du “on fait n’importe quoi pour faire croire que c’est utile” c’est quand les mecs cherchent une solution pour attraper des monstres marins d’il y a 1 millions d’années avec des tubes à essais et des liquides saturés en mauvais colorants. On parle direct de MégaLOLdon !!
Comme vous pouvez le remarquer un bon militaire doit porter des fausses
Rayban et tenir son arme bien levée tout en ayant un balai dans le rectum !
Bien sur tout film américain qui se respecte doit avoir une histoire d’amour, et cela n’échappe pas mais comme les acteurs laissent à désirer en matière de sex-appeal on en arrivait à sortit de la fiction. Du moins jusqu’à la scène de l’après “baise censurée parce qu’on a pas les moyens de payer l’actrice pour qu’elle nous montre ses nichon alors que ça aurait pu augmenter l’intérêt du film” où on a droit à la plus ridicule discussion “romantique” de l’histoire du DVD TF1 Productions !
Ce qui nous fait arriver aux dialogues et au doublage de cette galette (ba oui après tout il est sorti direct en DVD !).

Et là c’est le drame, on se croirait vraiment dans un mauvais film porno. Les voix sont justes ultra ridicules et on sent que les doubleurs n’y croient juste pas du tout. On se demanderait même s’il ne sortent pas d’une autre session tellement on a l’impression qu’un “t’aime ça salope” va sortir d’un coup ! :s

Mais le summum de ce film est son budget.
Tout au long de l’histoire (ou non-histoire ça dépend de quel point de vue vous vous mettez) on se rend compte que la production avait comme leitmotiv d’économiser au maximum les investissements.
Tout droit sorti du paléolithique, je parle des effets spéciaux bien sur 

L’exemple le plus flagrant concerne les effets spéciaux, très… spéciaux… On sent une réelle envie de vouloir nous en mettre plein les yeux, et ça marche ! Mais proposer des effets spéciaux aussi ringards c’est vraiment navrant. La fameuse scène déjà mythique du requin géant qui détruit un faux Golden Gate en 3D en est un exemple concret. 
Cependant le début du film laissait croire à un certain espoir quand on voyait les deux monstres marins évoluer dans l’eau, mais les fonds marins se révèlent être d’astucieux cache-misère… Le reste du film sera donc une accumulation d’effets pourris et débiles comme le coup des navires de guerre qui tirent tout droit depuis leurs mitrailleuses et dont les balles finissent à plus de 700m sous l’eau avec une trajectoire toujours aussi horizontale :s un WTF en puissance !! 
Il suffit de voir les décors qui sont réutilisés même en essayant de nous faire croire que “l’action” se déroule dans deux endroits différents : les décors de bateau et sous marin sont les mêmes. De même dans les situations d’urgences, le must étant de voir un pauvre figurant qui fait des va et vient au pas de course pour faire croire que l’ensemble du bâtiment est en état d’alerte. Du grand art à lui ! 
De même le directeur de la photographie semble tout droit sorti d’une production Dorcel car on retrouve le même rendu d’image que dans un boulard. On en revient toujours à la ligne artistique de ce navet bien que la seule chose qui ne suit pas est la musique qui est juste quelconque.
Pour conclure de cette critique, je pense qu’il s’agit d’une expérience à vivre une fois dans sa vie. Après tout, si vous vous destinez à réaliser un jour un film ou des courts-métrages, je vous invite à le regarder afin de savoir ce qu’il faut à tout prix éviter pour rendre une production proche du vomi express ! 
Mais je vous promets une chose, ce film n’est qu’une mise en bouche pour les prochaines critiques qui s’annonceront dors et déjà épiques 😉

Monkey D Kito, blogueur de niveau 1

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