Max Payne 3 : Quand t’as la poisse, tu l’as jusqu’au bout…5 min read

Ce samedi, je suis parti vadrouiller auprès des boutiques spécialisées pour me trouver un bon petit jeu pour ma 360 qui me permette de me détendre. Je cherchais du fun, pas de prise de tête et tant qu’à faire un peu de violence. Je voulais changer par rapport aux autres jeux que je n’ai toujours pas terminé, honte à moi (qui a parlé de Mass Effect 3 ?????).

A la base j’étais plutôt parti pour acquérir le second opus de Darksiders dont le premier volet m’avait quelque peu enchanté. Mais à la vue des ruptures de stock des aventures de Mort (pour les anglophobes) je me suis tourné vers notre cher Max, toujours aussi alcoolique et plus camé que la regrettée Amy Winehouse.

Première chose qui change par rapport à la licence, ce n’est plus Remedy qui est à la manette de cet épisode mais Rockstar. Tout de suite, on sait que ça sent bon, après tout il y a t’il vraiment un jeu estampillé Rockstar qui fut de mauvaise qualité ???

Ici on retrouve un Max plus âgé, plus cynique, et ravagé par l’alcool (et les drogues aussi) qu’à l’accoutumé mais avec sa perspicacité qui le caractérise. Ceux qui ont suivi le développement du jeu s’était aperçu aussi d’un changement de look assez radical. Sur les premiers screens qui avaient filtré, on découvrait un Max en chemise hawaïenne sur un marcel crasseux, crane rasé et grosse barbe, très loin du look de flic new-yorkais aux cheveux gominés que l’on connaissait.

Niveau scénario, Max a fui New-York et son passé pour recommencer une nouvelle vie en tant que garde du corps d’un riche homme d’affaire brésilien en compagnie d’un ancien ami de l’académie de police Raul Passos. Bien sur comme notre cher (ancien) flic dépressif est le pendant vidéoludique de John Mc Clane, il est toujours fourré, malgré lui, dans les pires situations possibles avec son lot de fusillades, explosions, cadavres…
Pour résumer vulgairement l’histoire, il doit retrouver la femme de son employeur qui a été enlevée par un gang des favelas de Rio, ce qui s’apparentait à une simple histoire de kidnapping contre rançon se révèle bien plus sombre avec l’implication de mercenaires et de forces de polices corrompues. L’histoire est brillamment mise en scène, contient son lot de révélation et de moments forts où l’empathie envers Max est vraiment très bien amenée. De même des phases de flash-back permettent d’amener de manière très naturelle tout le background de l’histoire tout en ne coupant pas l’élan de la trame principale.
Un petit bonus pour la mise en scène qui à l’aide de flash lumineux et vision trouble donne vraiment l’impression d’être dans la tête de Max.

Malgré un coup de vieux et une gueule de bois constante,
Max n’a rien perdu de son sens du spectacle !

Niveau gameplay, on prend celui du précédent auquel on rajoute toutes les caractéristiques d’un bon TPS pour obtenir un mélange de très agréable à prendre en main. Rassurez-vous donc, vous retrouverez les joies des plongeons à la John Woo agrémentés de bullet-time mais avec enfin un système de couverture permettant de se protéger, la possibilité de se baisser et aussi des attaques au corps à corps. La bonne petite surprise vient des “tirs de la dernière chance”: lorsque l’on vous fait perdre toute votre santé mais qu’il vous reste des cachets d’antalgiques, vous avez la possibilité de tirer sur votre assaillant pour l’éliminer dans une phase de bullet-time afin de pouvoir vous relever. Cependant il faut noter que vous êtes obligé de tirer sur cet ennemi en particulier ce qui est être problématique lorsque avez un tireur plus proche mais que Max refuse de viser…
Une autre nouveauté très intéressante est que Max a abandonné son manteau lui permettant de stocker un arsenal digne d’un régiment de l’armée. Ici il se cantonne à deux armes de poings maximums et une arme d’assaut type fusil à pompe ou d’assaut.

“Moi je mets les balles où je veux, et c’est souvent dans la gueule !”

Graphiquement, ce jeu est une belle claque, les animations des personnages sont vraiment bluffantes. Il faut noter en même temps que le jeu utilise le même moteur à la base du monument qu’est Red Dead Redemption. Parti pris de l’éditeur sur la plupart de ses jeux, les cinématiques utilisent le moteur de jeu ce qui permet de conserver une fluidité entre phases narratives et phases de shoot. Les décors sont très détaillés, aucun clipping ou aliasing n’est à signaler ou alors il est très faible. Je donnerais un petit point bonus pour les favelas qui sont admirablement retranscrites.

Pour passer inaperçu, rien ne vaut un camouflage local

La conclusion est aisée, ce jeu est une des perles de l’année 2012 sur consoles HD, de plus vu sa baisse de prix il fait aussi office de bonne affaire pour votre porte-monnaie. Un conseil néanmoins, si par hasard vous n’avez jamais joué à Max Payne auparavant, je ne saurais que vous conseiller de faire les deux premiers épisodes avant de vous lancer dans celui-ci rien que pour cerner totalement le personnage.

Monkey D Kito, blogueur de niveau 1

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