Riddick : Vin Diesel est donc le fils caché de Chuck Norris4 min read

Actuellement les salles de ciné sont quelque peu radines en matière de bons films pour passer une soirée de divertissement digne de ce nom. Les blockbusters ne sortiront que l’année prochaine mis à part quelques exceptions comme Thor : Le monde des ténèbres ou Bilbo : la désolation de Smaug par exemple. Bref la fin de l’année manque un peu de muscle…

Et bien non ! Dans ce marasme bien tristounet, un seul homme est capable d’apporter un peu de vigueur dans les salles sombres et il s’appelle …. Riddick.

Ne vous attendez pas à une critique comme les autres, car ce film vaut clairement son pesant d’or. Déjà il faut resituer le fait qu’il s’agit du troisième épisode d’une sage débutée par Pitch Black et suivie par les Chroniques de Riddick. Je l’avoue tout de suite, je n’ai vu aucun des deux avant d’aller au cinéma et heureusement, l’histoire ne l’exige pas du tout !
Selon les critiques glanées sur le net, le premier film était plutôt orienté épouvante lorsque le second a tenté de s’orienter plus vers une sorte de space opéra action avec une réussite mitigé. Mais alors que vaut donc ce Riddick ??? Je serais tenté de le définir comme une comédie d’épouvante SF mais cela ne serait pas du tout rendre à Vin ce qui appartient à Vin…

D’abord le synopsis : Riddick a été laissé pour mort sur une planète brûlée qui semble exempte de toute vie. Pourtant, il se retrouve rapidement obligé de lutter pour sa survie contre des prédateurs aliens plus mortels que tous les humains qu’il a affrontés au cours de sa vie. Il trouve un refuge précaire dans une ancienne gare de transit interstellaire désaffectée. La seule façon pour lui de s’en tirer est d’activer une balise d’urgence et d’alerter les mercenaires et autres chasseurs de primes, qui se ruent vers la planète à la recherche de leur proie. 
Soyons honnête rien qu’à la lecture d’un tel speech, on s’attend à un nanard à super budget et vous savez quoi ??? C’est réellement le cas !

Tout cela est du en fait au personnage éponyme qui se reflète être un quelque sorte un mélange entre Bear Grylls d’une autre planète et surtout le descendant à vision nocturne de Chuck Norris. Testostéroné à outrance, Vin Diesel est tellement « badass » qu’il en devient drôle à force : le coup de la réparation de sa fracture ouverte dans le désert en début de film. Papa a fait mourir un serpent après qu’il l’ai mordu, lui est capable de lancer de cautériser une plaie de la taille de son poing à l’abdomen avec de la roche en fusion.
Bien sur saupoudrez le tout de personnage secondaire tellement convenus qu’ils perdent aussi vite de leur saveur qu’un chewing gum Leader Price, entre le chasseur de primes grande gueule, la blonde tireuse d’élite qui ferait passer Amélie Mauresmo pour une femme, ou le chef ayant un passé commun avec notre bon Vin… Bref que du très lourd !

Et en parlant de lourd, les dialogues sont tellement aiguisés qu’il ferait passer les meilleures scènes de Nanarland pour du Audiard. Les répliques de Riddick qui tout en « swag » (et dieu sait que je hais ce mot) sont un des rares intérêts de ce film.

Visuellement, le réalisation est assez mitigée, on a autant droit à des plans désertiques assez sympas qui cotoient des décors digne de SyFy qui laisse une impression de film baclé. Même les aliens, grands méchants de ce film sont vraiment décevants. Clairement inspirés du chef d’oeuvre de Ridley Scott, il ne s’agit que d’une copie dessinée durant, à mon humble avis, une soirée trop arrosée. Le seul petit atout visuel est le compagnon « canin » de Riddick qui apporte un peu d’humanité à notre cher brute. Par contre les effets gores eux sont juste énormes et sauvent le film de ce marasme technique en offrant des scènes assez choquantes mais jouissives à la fois !

Vous vous dites, je suis méchant avec ce film, et vous n’avez pas totalement tort. Cet article est écrit avant tout sur le ton de la rigolade. Riddick est un vrai film de divertissement, ce dont vous pouvez éteindre le cerveau en entrant dans la salle. Tout est plat et manque réellement de relief mais c’est tellement assumé que ça sauve le film d’un ennui mortel. Ce n’est pas du Shakespeare, ni du Hitchcock mais simplement un film de série B à grand budget. Si vous n’en attendez pas plus vous ne serez pas déçu, si vous en attendez moins, au pire vous risquez de passer un bon moment.

Monkey D Kito, blogueur de niveau 1

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