Skyrim : Le cri du coeur4 min read


Alors oui je sais, ce jeu on en a tellement parlé, en bien et en mal même si le bien l’a largement emporté (comme dans tout bon conte qui se respecte). Dans ce cas pourquoi faire une critique sur ce jeu ?

Simplement parce qu’il a remis en question la vision que j’avais du jeux vidéo pour l’instant. De même c’est ma première incursion dans l’univers des Elder Scrolls, malgré le fait que j’avais acheté eu Oblivion sur 360 avec Bioshock, mais à cette époque, ce genre ne m’intéressait le moins du monde !

Il faut dire que de base, un bon RPG était pour moi un RPG japonais, donc soit un Final Fantasy, un Tales of, ou un Dragon Quest, … oui je sais quel ignominie pour les amateurs d’heroic fantasy occidentaux que vous étiez. Ma première est unique approche d’un épisode de la saga de Bethesda avait été Morrowind quand le petit frère de ma copine de l’époque m’avait demandé de l’installer sur son ordinateur et je l’avais regardé commencer son histoire. Je me rappelle encore la réflexion de jeune con de gamer pour qui “si c’est pas un jeu certifié Nintendo, c’est de la merde !” (Étonnamment cela a changé puisque j’ai quelque peu lâché prise sur le dernier Zelda pourtant très bon mais dont l’aspect trop édulcoré et les controles wii :s me repousse un peu).

Alors pourquoi un tel changement ? Tout simplement parce que mes attentes de joueurs ont muries en même temps que ma personnalité. Moi qui avant ne demandait que du fun ou de la violence à gogo, je me suis rendu compte que j’avais besoin de plus. Tout d’abord je me suis rendu compte que l’essentiel d’un jeu était maintenant pour moi son histoire, son ambiance, la beauté des images qu’il nous grave en mémoire… cela est surement lié à mon amour pour le 7ème art.

La preuve en image (trailer de Skyrim avec la chanson “Dragonborn Comes” de Malukah, musicienne geek très douée) :

Mais cela ne fait pas tout. Quand on prend par exemple L.A Noire, excellent jeu d’aventure, je me suis lassé malgré son scénario digne d’un bon roman de James Ellroy (mon auteur favori) à cause de mécanismes de gameplay trop rigide, pas assez libre et quelque peu répétitifs. Il fut une bonne surprise mais sans plus…

Alors qu’à côté Red Dead Redemption fait parti de ces jeux qui nous marquent, tout simplement parce qu’à son habitude Rockstar délivre toujours des œuvres matures et inspirés mais parce qu’on sent que malgré un scénario sans aucune liberté, le joueur a le choix d’évoluer comme bon lui semble dans ce Far West d’une beauté incroyable. Sérieusement, chevauchez dans les plaines du Nouveau Mexique face à un soleil couchant et vous vous en prendrez plein les mirettes !

Quand on y pense, le mot liberté est l’adjectif qui s’applique le mieux à Skyrim ! Car le but de votre expérience de jeu est de ne pas se focaliser sur la trame principale du scénario, au contraire, il est conseillé de découvrir par soi-même le monde qui vous est offert. Bien que les mécanismes de jeu implique des quêtes très similaires en termes de gameplay : aller dans tel “donjon” pour tuer tel personne ou récupérer tel objet, la qualité du background scénaristique compense facilement cette redondance.

Il faut savoir après tout que vous pouvez très bien être à la fois un mage, chef de la guilde des voleurs, loup-garou et plus si affinités ! Votre histoire c’est vous qui la faites et prenez le temps de développer votre personnage. En plus si vous souhaitez attribuer un côté Sims à votre partie, vous pouvez acheter une maison et la décorer, vous marier et avoir des enfants, …

Etant à la base un véritable “noob” de l’univers des Elder Scrolls, j’ai découvert un système de prise de niveau et d’amélioration de stats vraiment nouveau pour moi. Et autant dire qu’il fait mouche ! Alors que dans beaucoup de jeux de ce genre, la prise de niveau vous permet de répartir ensuite des points dans vos diverses compétences, Skyrim (et les précédents épisodes) propose tout simplement l’inverse, je m’explique : chaque compétence s’améliore au fur et à mesure que vous les utilisez pour augmenter votre niveau général.
Cela donne un aspect plus logique dans votre progression et surtout ne vous oblige pas à faire du level-up pour finir un quête un peu difficile. (Par ailleurs sachez que le niveau de difficulté est réglable en cours de partie pour vous permettre de passer un moment délicat si celui-ci est trop compliqué).

Je m’arrêterais ici sur ce jeu, trop en dire nuirait énormément au charme de la découverte de la pépite qu’est Skyrim, je ne vous conseillerais que trop de commencer votre histoire d’enfant de dragon et de vous émerveiller devant la beauté de la rudesse des terres nordiques. Fus Roh Da !!!!

Monkey D Kito, blogueur de niveau 1

Si vous avez aimé cet article, n'hésitez pas à le partager ! Merci 🙂

  • J'adore ta critique, moi aussi je fus longtemps une pro nintendo ^_^ et fana de Zelda mais je n'ai pas eu envie de tester celui sur wii surtout après avoir vu le test de Marcus. Bref ta critique donne bien envie de tester ce jeu qui m'a l'air fort sympathique a tout point de vue, univers et gameplay, vite vite go sur amazon ^^' !