Tinder ou le terrain de séduction des beaux5 min read

Vivant actuellement une période de célibat plutôt prononcée qui me ferait presque cotiser pour les autres, je me suis inscrit il y a quelques temps sur l’application de rencontres à la mode « Tinder »

En premier lieu, il faut savoir que même en 2014, l’image renvoyée d’une personne inscrite sur un site de rencontres est encore soumise au quolibets (ou quolifichets pour les amateurs). Cela renvoie aux yeux des personnes extérieures l’image d’une sorte d’humiliation de rechercher une belle rencontre (du moins pour les personnes dans cette optique) par d’autres biais que la sphère sociale.

L’acte lui-même n’est pas vraiment humiliant, remplir un profil, mettre une photo en ligne et se lancer dans le grand bain c’est simple comme bonjour. Mais la perception de soi qu’ont les autres qui est facilement mise à mal et dans un certain sens c’est compréhensible. Après tout il s’agit surtout d’un acte de désespérance et d’impuissance.

Après tout, s’inscrire sur un tel site ou une application c’est avouer que dans le monde réel, nous sommes tout simplement incapables de faire des rencontres, de séduire et que nous sommes obligé de passer par une entremetteuse virtuelle. En majeure partie, les gens qui utilise ces outils websociaux, comme je les appelle, n’avoueront jamais cela. Difficile après tout d’avouer sa propre faiblesse aux autres, je ne fais pas partie de ces cas-là. L’excuse la plus utilisée aussi bien en justification en ligne qu’IRL c’est la curiosité. Dédouanement un peu facile.

J’assume, pour ma part, totalement mon incapacité à séduire dans ma sphère sociale de part mon manque d’attractivité physique que par l’absence de célibataires autour de moi.

Bref, je suis sur Tinder parce que « je n’ai pas le choix ».

Cassons tout de suite le mythe de cette application, ce n’est pas une réelle alternative à la solitude amoureuse bien au contraire. Même si au premier abord, sa gratuité et son principe de mise en relation de deux personnes qui veulent faire connaissance est plus que séduisante, la réalité est totalement différente.
Etant un homme de sexe masculin, je ne me focaliserais que sur mon expérience utilisateur de cette application, un peu à l’image de mon article sur adopteunmec.

Tinder fonctionne sur le principe du « like » emprunté à Facebook, dont il utilise la base de données faramineuse pour la mise en potentielle relation des utilisateurs. Si deux personnes se likent mutuellement, ils sont mis en relation et peuvent entamer une conversation.
Les profils sont très peu fournis, des photos, une zone de texte de présentation et les potentiels points ou amis en communs sur le réseau social. Malheureusement cette épuration qui pourrait être bénéfique réduit énormément les critères de sélection lors du liking.

Ayant très peu d’informations sur les personnes en face, le système oblige en quelque sorte à se focaliser uniquement sur l’aspect physique de gens. Il s’agit après tout de la première infos à disposition. On se retrouve donc dans la même situation que dans le monde réel alors que le but potentiel recherché est justement de s’affranchir de ces chaînes.

A ce sujet là, les profils féminins sont remplis à 90%, au jugé, de femmes très belles, et donc avec a priori des critères de sélection des plus restrictifs. Cela parait vraiment anormal car sachant que la gente féminine a souvent plus l’embarras du choix quand nous avons le choix de l’embarras, il est difficile de comprendre la présence de cette catégorie de femme ici. Un peu comme sur le supermarché de l’amour, on se retrouve à devoir jouer des statistiques pour maximiser ses chances d’avoir un match potentiel : les hommes likent quasiment tous les profils pour faire jouer la probabilité. Et seul avantage, le service étant gratuit, les likes ne sont pas limités et comme on ne sait pas quand l’utilisatrice tombera sur votre profil, l’égo reste quelque peu préservé.
De leurs côtés les femmes semblent réellement faire un tri sélectif à la source. Par conséquent, si vous être un sosie de Ryan Gosling et consort, aucun souci pour vous, pour les autres, il va falloir photoshoper vos photos Facebook pour avoir un chance de retenir l’attention.

A ce sujet je vous conseille le vine de Julfou alias Julien Josselin qui illustre parfaitement la situation.

Par conséquent, un homme sans véritable atout physique, se retrouve dans une situation ou les concordances sont très occasionnelles et surtout les profils les plus attractifs sont majoritairement des spams. Le souci de cette application est juste l’apparition de ces robots qui arrivent à proposer des profils très trompeurs jusqu’au premier message reçu. Et malgré les signalements qui doivent être abondant, ceux-ci persisteront malheureusement.

A côté vous pouvez consulter les différents articles sur le site de culture populaire comme Konbini par exemple pour avoir des témoignages plus variés. On m’a toujours ressassé que les belles rencontres arrivent quand on s’y attend le moins, cependant je ne pense pas qu’elles soient vraiment faites pour arriver sur Tinder.

Monkey D Kito, blogueur de niveau 1

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