Tomb Raider : Il était une fois Lara Croft…7 min read

Tomb Raider fait office de monstre sacré du jeux vidéo, après tout réussir à introduire une héroïne comme Lara Croft au panthéon des vedettes vidéoludiques n’était pas une mince affaire.
Tout d’abord parce qu’à l’époque du premier volet, cet univers était encore grandement masculin, et qu’incarner une femme n’était pas spécialement vendeur. Alors quand vous sortez une femme de la trempe de notre bon vieux Indy, vous jouez un peu au quitte ou double (voir Double D pour nos amis anglophones) !

Au fil des générations de consoles, la belle Lara a gagné en finesse “plastique” ce qu’elle a perdu en qualité de jeu. Chaque nouvel épisode portait le crédo du retour aux sources… Sans grand succès malheureusement. Passé d’un statut d’icône à celui de quasi ringarde peut faire très mal à une licence (Spyro, Duke Nukem et ne le nieront pas !).
Square Enix et Crystal Dynamics ont donc décidé d’officier un véritable retour au source pour redonner à Lara son lustre d’antan surtout après la prise de pouvoir de Nathan Drake et plus précisément la série Uncharted.

Et le meilleur moyen d’officier un tel renouveau c’est de repartir à zéro, de refonder le socle de l’Histoire de Lara. Le tout premier jeu présentait une femme déjà aguerri à son métier d’archéologue spécialiste des sciences occultes, bref une femme en mode kick-ass !

Le génie des développeurs, c’est de raconter comment par la force des choses et du destin, la jeune Lara a du s’endurcir malgré, survivre pour devenir la future femme que l’on connaitra. Ce virage narratif offre une perspective bien plus enrichissante pour le joueur. En effet, le parcours de la belle sera semé d’embuches, de moments charnières qui vont changer sa vision du monde mais aussi empli de douleur aussi bien physiques (voir surtout) que morales.

Un article sur le net parlait de délire sado-masochiste de la part de l’équipe de développement, le propos est plus lubrique que ludique soyons honnête. Certes l’héroine sera de plus en plus meurtrie au fur et à mesure du périple, mais cette accumulation de souffrance nous rappelle une chose : elle est aussi fragile que forte et c’est dans l’adversité que l’être humain se surpasse.

Mon avis du jeu est assez particulier, n’ayant quasiment jamais joué aux autres opus, je n’ai pas de point de comparaison. C’est une bonne chose en fait, le souci des licences étant que l’on passe son temps à comparer un jeu au meilleur épisode sorti. Un regard neuf pour une licence renouvelée, c’est le meilleur point de vue à mon avis.

Ce qui fait en tout cas au premier abord, c’est la direction artistique du jeu. Très sombre, par moment proche du sadisme ambiant d’un Bioshock avec ces décors macabres témoins de la démence qui règne au sein de l’ancien royaume du Yamatai. Les décors sont simplement somptueux, très variés malgré le contexte assez contraignant d’un ile. Le jeu fini, on se plairait presque à aller visiter les recoins de l’ile pour le plaisir, mais aussi pour découvrir tous les secrets qu’elle cache. Sachez en plus que malgré des graphismes magnifiques et impressionnants grâce au nouveau moteur graphique de Crystal Dynamics, le jeu ne tient que sur un CD sur Xbox !

L’environnement détaillé et riche est magnifique

Autre aspect important, et même central : Lara. Elle aussi a eu droit à une sérieux lifting. Étant donné que le jeu est un reboot total, on découvre une jeune femme encore innocente mais aussi plus simple. Le gros argument vendeur de la série était auparavant les courbes limites obscènes de l’héroïne (trop reprises dans les films avec Angelina Jolie). Cela avait fait de Lara Croft plus un sex-symbol qu’une véritable héroïne de jeux vidéo (Après tout je connais peu de filles qui fantasment sur Mario…). Attention n’allez pas croire que l’archéologue s’est retrouvée enlaidie, bien au contraire. Il s’agit d’une Lara proche du sublime qui nous a été dévoilée. Il faut aussi prendre en compte que la comédienne Camilla Lundington y est pour beaucoup. Fini donc le côté plastique jusqu’au visage qui manquait de plus en plus de charme malgré l’évolution technologique…

Et l’histoire dans tout ça ? A force de me lire, vous avez surement constatés que j’attache une très grande importance au scénario d’un jeu. Surement dû à mon attachement pour le cinéma mais je pense qu’un bon divertissement passe par une bonne trame. Et pour le coup on est plutôt gâtés ! Cet épisode est juste ultra prenant, car le rythme est parfaitement maitrisé, il n’y a aucune phase de jeux qui nuit à la narration et le tout s’enchaine avec plaisir tout en nous proposant son lot de rebondissements. On se demanderait presque s’il ne faudrait pas troquer notre manette pour un sachet de pop corn. Le seul véritable défaut du jeu est qu’il me semble un peu trop court pour l’histoire principale. Mais je préfère le parti-pris d’une narration efficace qu’adopter des moments longuets qui nuisent à l’immersion.

En ce qui concerne le gameplay, le jeu nous offre un mélange intéressant d’action avec des gunfights assez nerveux tout en étant relativement accessible associés à des phases de plateformes plutôt sympathiques. L’ile propose des environnements propice à des trajets aussi bien horizontaux que verticaux. Certaines parois peuvent être escaladée à l’aide du piolet de Lara, tandis que des environnement (mis en avant pas une peinture blanche) indiquent la possibilité de grimper dessus à la manière d’un Ezio Auditore. Le système de couverture automatique est plutôt bien pensé sachant que la belle se cache automatiquement derrière les éléments du décor pouvant la cacher en présence d’ennemis.

Cheese !!

Petit nouveauté dans la licence mais standard du genre, vous pouvez désormais améliorer les capacités de Lara au fur et à mesure de l’expérience acquises durant le jeu (aussi bien en éliminant vos ennemis que découvrant des tombeau ou des objets cachés) découpées en 3 catégories concernant la survie, les capacités physiques et le combat. A côté vous récoltez tout au long de votre exploration des matériaux qui vous permettront d’améliorer les armes que vous aurez dans le jeu : pistolet, arc, fusil à pompe, fusil d’assaut. Chaque arme possède 3 niveau d’améliorations. Le tout se passe au sein des campements que vous trouverez un peu partout dans l’ile. Les principaux vous permettront de pouvoir voyager rapidement d’un camp à l’autre.

Comme tout bon fan de Bear Grylls, la survie passe par un bon feu !

Comme toute bonne licence “triple AAA”, Tomb Raider n’échappe pas au mode multijoueur. Inspiré aussi de ce que peut proposer Uncharted, le jeu a l’avantage de propose des parties assez dynamiques et rythmées. Petit plus pour l’intégration de piège ou d’évènement scriptées tels que les tempêtes de sables par exemple qui pimentent les affrontements. Le reste est proche du standard, sympa mais pas exceptionnel. En terme de TPS, il faut dire que l’on a rien eu de réellement intéressant depuis le déjà mythique Red Dead Redemption…

Tomb Raider fait parti de ces rares reboots réellement réussi. Le jeu est a réussi un démarrage en trombe sur l’année 2013 et on peut facilement le comprendre. On frôle l’excellent sur presque tous les aspects du jeu. La réalisation est parfaitement maitrisée, le rythme est haletant, les graphismes nous prouvent que même sur nos consoles actuelles on peu encore arrivé à nous surprendre et nous en mettre plein la vue. Lara est de son côté plus fragile, plus humaine, plus belle que jamais, on se prend d’affection pour ce personnage avec facilité. Le seul petit défaut du jeu sera sa durée de vie qui malgré la présence d’un mode multi “bien mais pas top” et de nombreux mystères à découvrir sur l’ile, se révèle assez légère. La faute à une narration très rythmée qui nous fait rapidement terminé le jeu mais on en ressort avec le sourire et c’est tout ce qui compte.
Tant que vous n’aurez pas mis la main sur ce Tomb Raider vous ne serez pas capable de savoir si vous êtes un(e) survivant(e).

Monkey D Kito, blogueur de niveau 1

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