Total Recall, Mémoires (re)Programmées4 min read

Le cinéma obéit aux tendances, cela a toujours été le cas, il suffit de regarder les genres incontournables des époques comme les westerns pour les années 70, ou récemment l’utilisation de la 3D. Le tout est soumis à la même unique loi : celle du marché et ce qui marche bien est reproduit à grande échelle.

Actuellement une nouvelle mode cinématographique est apparue : celle du reboot. La plupart du temps il s’agit de films des années fin 80 – début 90, pas spécialement brillant au niveau des scénarios mais ayant glané un succès public permettant aux nostalgiques des oeuvres originales d’être séduits par la mise à jour de leurs films “cultes”. Mais pourquoi donc créer des reboots, il y a 3 raisons à mes yeux :

  • les scénaristes victimes du syndrome de la feuille blanche peinant à trouver de nouvelles idées
  • les boites de productions souhaitant relancer une franchise qui assurera un minimum d’entrées pour le rentabiliser
  • la dernière et je l’espère meilleure raison, proposer une oeuvre plus fidèle à l’idée originale grâce aux effets spéciaux plus performants que l’époque.

Le film “Total Recall, Mémoires Programmées” fait partie de cette liste dont les prochains Robocop, Judge Dredd, ou Superman orneront le tableau de chasse du genre.

A la base, le premier Recall était un film d’action avec Arnold “Big Muscle” Schwarzennegger inspiré d’une des nouvelles de Philip K. Dick, “Souvenirs à vendre” basée sur le principe de la modification de l’esprit humain. Le film bien que toujours aussi agréable maintenant reprenait des aspects assez kitsch typiques de l’époque. De même le film, à cause de son acteur principal, ne se destinait qu’à une action mettant en avant le côté bourrin de notre Schwarzy adoré qui malgré tout dévoilait une palette de jeu plus subtile qu’à l’accoutumée.

Ici si l’idée principale est similaire, le traitement de l’histoire est plus dans la veine d’un thriller mêlé d’action. Le scénario oppose l’Union Fédérale Britannique, seule nation (ou quasi-dictature) tenant debout après la propagation d’un virus mortel, à la Colonie, bidonville-état correspondant à l’Australie. Les habitants de la Colonie travaillant en UFB prennent la Chute, sorte d’ascenseur géant traversant la terre et permettant de rallier les deux endroit en 15 minutes. Donc ici Mars n’est pas colonisé, premier gros changement niveau scénario qui s’éloigne plus de l’oeuvre original que la version testostéronée.

Bien sur le film traite toujours de l’histoire d’un homme, ayant une vie monotone, souhaitant s’offrir de faux souvenirs sur mars (le seul clin d’oeil à notre bon vieux Arnold) qui découvre que sa mémoire avait déjà été effacée, qu’il est un agent secret, et que sa vie telle qu’il la connait est une pure invention.

On l’avait dit que les UV sont dangereux pour la santé !

Le casting est pour sa part très bon je trouve. Colin Farrell est fidèle à lui même, toujours convaincant dans ses rôles et il a retrouvé son poids de forme à des années lumières de celui de Miami Vice (heureusement !). Il a l’avantage d’être un acteur extrêmement crédible pour les scènes d’actions survitaminées. A ses côtés Jessica Biel reprend le rôle auquel elle est toujours abonnée, celui de la gentille alors que Kate Beckinsale “remplace” Sharon Stone.
Petite aparté à ce propos, j’ai toujours trouvé que Jessica Biel est quelque peu “fade” et ce film le prouve encore plus. Certes cette actrice est loin d’être laide, mais face à Kate Beckinsale, elle semble totalement commune alors que notre ancienne vampire méconnaissable dégage une aura limite sexuelle dans son rôle de méchante !

Visuellement le film est très agréable, les effets spéciaux et l’atmosphère futuriste sont réalisés avec soin. Il suffit d’apprécier la scène de poursuite en voiture volante ou celle des ascenseurs pour s’en rendre compte. L’avantage de la réalisation c’est qu’elle ne cherche pas à mettre en avant sa réalisation techniques au détriment de l’histoire, une excellente chose. On a plutôt droit à un mélange subtil qui offre sa dose d’action tout en ne s’égarant pas de l’histoire.

En somme pour un reboot d’un film considéré comme un classique de la science fiction pour toute une génération, je trouve que l’essai est plutôt réussi ! Le casting est de choix, le rythme est excellent et il compense le manque de suspense pour les personnages ayant déjà vu son ainé. Pour les autres, il fera clairement de la version Scharwzy d’un film dépassé et kitsch en raison de la prouesse visuelle qui n’était pas possible pour l’époque.
Malgré tout on a droit à un bon film de SF et ne nous en plaignons pas après tout !

Monkey D Kito, blogueur de niveau 1

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