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Pourquoi je ne serais jamais féministe6 min read

Pour commencer, je tiens tout de suite à préciser que cet article exprime mon point de vue et que si vous ne le rejoignez pas, il n’y a aucun problème. Alors oui, le titre est clairement putaclic et je ne le nie pas du tout. Mais je vais essayer de clarifier un peu ma position.

Un problème de terminologie

J’ai un profond problème avec le terme « féminisme ». Il est à la fois libérateur de la parole et du pouvoir de la femme mais aussi le dessert.

Les féministes ont pour but de promouvoir l’égalité entre les sexe sur tout les aspects de notre société moderne et je ne peux que me rallier à cette idée. Le souci c’est qu’en employant ce terme, les femmes excluent implicitement les hommes du mouvement.

Pour les féministes, les mots ont une force, ils sont la représentation de la domination de l’homme sur la femme. L’exemple du masculin prenant le pas sur le féminin ou des professions non féminisés parle de lui-même. Mais si un mouvement prônant l’égalité est porté par un nom « genré », il exclut, pour moi, ceux qui n’appartiennent pas à cette catégorie.

Par le terme « féminisme », on passe d’un mouvement égalitariste à un mouvement à tendance gynarchique qui cherche à renverser le pouvoir machiste. Bref, on avance pas et on tourne en rond…

Je ne m’y retrouve pas et malheureusement certaines portes paroles de ce mouvement ne m’y aident pas.

Je ne supporte pas les (super) féministes

Internet a permit aux féministes d’avoir un espace pour s’exprimer sur leur combat. C’est toujours une excellente chose, cela permet de créer une cohésion autour d’une idée, d’un mouvement et on ne peut qu’applaudir cela.

Le problème c’est que l’anonymat relatif des réseaux sociaux peut facilement enivrer certaines personnes. Et c’est là que les féministes peuvent se transformer en fameuse « féminazi ».

Certaines « combattantes » finissent par uniquement se définir comme féministe. Et avoir un tel état d’esprit ne peut que conduire à l’extrémisme. On le voit avec les religions ou les fameux vegans par exemple. Chez nos fameuses féminazi, le combat pour l’égalité se transforme assez facilement en une misandrie à tout épreuve. Tout devient alors motif d’agression de la femme, même certaines choses qui ne le sont pas spécialement.

Les exemples sont nombreux mais je vais en prendre un qui a fait du bruit dont un article chez Numerama. La twitteuse @Ozsmoz a posté récemment une longue série de photos de mecs la draguant via DM. En soit je peux parfaitement comprendre que recevoir ce type de message soit désagréable.

Mais la démarche n’est pas correct aussi de sa part. Les hommes en question la contacte via des messages privées. Et elle n’hésite pas à les afficher sans préserver l’anonymat des expéditeurs. Le féminisme est un combat nécessaire mais il doit être fait de manière respectable. Sinon ce n’est qu’un moyen de véhiculer de la haine envers un autre sexe et ne mène nulle part. Même l’article de Numerama ne fera que se concentrer sur la vague de haine qui a résulté de sa démarche sans ne rien dire sur le fait qu’Ozsmoz aurait très bien pu poster ces photos tout en cachant l’identité des auteurs des messages…

J’en profite pour dire que je suis totalement contre la vague de haine qui a résulté de sa série de tweets et que l’on peut être en désaccord avec une personne sans pour autant l’harceler ou la menacer !

Martin sexe faible, fable féministe à double lecture

J’en profite pour vous recommander une série France TV sur YouTube : Martin, sexe faible.

Cette excellente série écrite par un duo d’acteurs mixte vaut le coup d’oeil. Elle dénonce avec intelligence le sexisme ordinaire que subissent les femmes en inversant les rôles.

Mais là où la série est très intelligente, c’est qu’elle est aussi implicitement une critique du féminisme. Et là si vous êtes féministes, j’imagine que vous pensez que je ne suis qu’un gros con qui n’a rien compris. Pourtant il est clair que Martin est une caricature du féminisme idéologique. Alors que tous les personnages ont plusieurs traits de personnalité, le sien est unique. Il est « masculiniste » un point c’est tout. Toute ce qu’il dit, fait, entreprend n’est tourné vers une seule chose, son combat ! Rien ne compte et c’est une excellente analyse la branche la plus visible des féministes.

Des boobs idéologiques ?

Une autre démarche que j’ai du mal à comprendre, et je risque de passer pour un vieux con pour certaines, c’est l’utilisation de la nudité pour le combat.

Les féministes revendiquent le droit à disposer de leur corps. C’est complètement normal, chaque être humain peut faire ce qu’il veut de son corps. Le clamer en s’affichant nue sur internet ou dans des happenings, j’ai plus de mal…

Je comprends l’idée directive : « nos seins nous appartiennent et ne son pas l’objet de vos fantasmes ». Mais en fait c’est assez con comme vision des choses, excusez moi l’expression.

Les parties intimes de chacun sont obligatoirement sujet au fantasme, à l’excitation… au sexe ! Les poitrines ont toujours été associés à l’érotisme. Certes plus pour les femmes que pour les hommes. Une femme hétérosexuelle sera, à mon avis, tout aussi émoustillée par le torse musclé et saillant d’un homme nue qu’un homme pour une poitrine. La seule différence c’est que la poitrine n’a à la base aucune conception sexuelle. Les seins ont pour fonctionner de permettre de donner du lait aux nourrissons. C’est l’esthétique de cette partie du corps qui est devenu érotique pour beaucoup.

Et si on passe du côté des femmes, si un homme s’exhibe sur Twitter de manière publique, il aura plus de chance d’être considéré comme un gros pervers par la gente féminine. De l’autre côté, une femme qui s’exhibe et qui se déclame féministe, sera applaudie par ses consœurs car elle le faut pour la cause. Deux poids, deux mesures.

Et dans une lutte qui est politique et sociétale, je pars plutôt du principe que ce sont les idées, l’engagement et l’intellect qui fait avancer les choses, plutôt qu’une paire de nichons. Mais ce n’est que mon avis.

Soyons plutôt égalitaristes

La principale démarche du féminisme est nécessaire. La femme a clairement une position inégale à celle de l’homme dans notre société. Mais le combat ne doit pas être fait envers les hommes mais avec eux.

Ce « combat » est devenu le mien depuis quelques années, avec mon mariage avec une femme exceptionnel mais surtout la naissance de mes deux filles. Et ce changement souhaité ne peut parvenir que via l’éducation des générations futures. C’est pourquoi j’inculque à mes filles le principe qu’elles sont les égales des garçons. Et j’espère que ces notions feront aussi parti de l’éducation des petites garçons.

Mais le vrai combat doit être sur tous les aspects, aussi bien pour la condition de la femme que celle de l’homme. Mais cela passe aussi pour les personnes LGBT.

Voilà pourquoi je ne suis pas, et je ne serais jamais, féministe.

Si vous avez aimé cet article, n'hésitez pas à le partager ! Merci 🙂

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